Artistes
Retour
Demob Happy sont de ces groupes qui créent coûte que coûte, du fin fond du désert, dans le feu et les flammes
Pendant des années, le chanteur frontman, bassiste et parolier Matthew Marcantonio a été attiré par le désert. Sur une colline de Joshua Tree se dresse Rancho de la Luna, le studio légendaire dont l’éthique avait discrètement façonné tous les albums précédents de Demob Happy. Quand le moment est venu de commencer le quatrième album, le groupe a enfin fait ce qu’il se promettait depuis dix ans : aller dans le désert pour voir ce qui se passerait.
« L’enregistrement a été un bonheur total, » raconte Marcantonio. « Trois amis dans le désert, rien de prévu, pas de temps pour douter. Quinze morceaux en neuf jours. »
Au final, The Grown-Ups Are Talking est le son d’un groupe qui devient autre chose — non pas en courant après les influences, mais en retirant tout jusqu’à ce qu’il ne reste que la vérité.
C’est le son d’un ego qui se dissout, d’un homme qui lutte contre lui-même dans l’obscurité, de trois personnes dans une pièce qui fabriquent quelque chose de réel.